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janvier 2019

Les extras, c’est comme ça

Vous aimeriez mettre un peu de beurre dans les épinards ? Aujourd’hui, les possibilités sont légion. Voici trois manières d’augmenter vos revenus.

1. Revenus complémentaires défiscalisés

De quoi s’agit-il ?

Vous pouvez exercer des activités rémunérées pendant votre temps libre, sous certaines conditions, sans devoir payer de cotisations sociales ni l’impôt sur ce revenu. Trois types d'activités sont concernés : les petits boulots occasionnels chez des particuliers, le travail associatif ou les revenus d’appoint dans le cadre de l’économie collaborative.

Services occasionnels de citoyen à citoyen

Il s’agit de petits boulots que vous effectuez en tant que particulier chez des tiers, parmi une liste d’activités autorisées : garde d’enfants, cours particuliers dans l’habitation privée de l’enseignant ou du donneur d’ordre, cours de sport, tâches ménagères et petits travaux d’entretien à l’habitation ou autour d’elle, aide administrative, tenir compagnie aux personnes, promenade d’animaux… Vous trouverez la liste détaillée des activités autorisées sur le site www.activitescomplementaires.be.

Ces activités complémentaires ne peuvent être exercées à intervalles réguliers. Il est donc interdit de tondre la pelouse toutes les semaines, par exemple.

Un accord informel sur le travail et le montant est suffisant.

Travail associatif

Si vous exercez des activités complémentaires pour une association ou une administration publique, vous pouvez en retirer, sous certaines conditions, des revenus défiscalisés. L’activité exercée doit figurer à la liste d’activités autorisées et vous ne pouvez être bénévole à l’association pour laquelle vous travaillez (sauf si vous ne recevez absolument rien en échange). Vous pouvez travailler pour une association sur une base régulière. Il vous est donc permis de tondre le terrain de votre club de foot chaque semaine.

Activités complémentaires dans l’économie collaborative

Enfin, vous pouvez exercer des activités complémentaires non taxées dans le cadre de l’économie collaborative si vous passez par une plate-forme agréée. Vous en trouverez la liste sur le site web du SPF Finances

Pour qui ?

Si vous travaillez comme indépendant, vous ne pouvez exercer la même activité que votre activité principale. Pour gagner des revenus complémentaires défiscalisés dans le cadre des services de citoyen à citoyen et du travail associatif, vous devez respecter des règles supplémentaires. Si vous n’êtes pas indépendant, vous devez travailler au moins à quatre cinquièmes en tant que salarié ou être retraité. Les étudiants, les hommes ou femmes au foyer et les chômeurs sont aussi autorisés à réaliser des tâches dans le cadre de ces deux régimes. Les conditions sont plus strictes si vous êtes en crédit-temps ou si vous avez pris un congé thématique : l’activité complémentaire n’est autorisée que si votre taux d’emploi moyen était d’au moins 80 % au cours du troisième trimestre précédent l’activité. Si vous avez pris 1/5 du crédit-soins flamand, vous ne pouvez avoir une activité accessoire que dans certains cas. Pour de plus amples renseignements, veuillez vous reporter au site web du gouvernement flamand

Combien puis-je gagner sans payer d’impôts ?

En 2018, vous pouvez gagner jusqu’à 6 130 euros par année calendrier en exerçant des activités complémentaires. Ce montant comprend les éventuels frais de déplacement et autres frais. Il recouvre les trois types d’activités complémentaires : travail associatif, services de citoyen à citoyen et activités dans le cadre de l’économie collaborative.

Les revenus tirés du travail associatif et des services aux citoyens ne peuvent être supérieurs à 510,83 euros par mois.

2. Flexi-job

De quoi s’agit-il ?

La personne qui souhaite améliorer ses revenus à des conditions favorables dans l’horeca et le commerce de détail peut exercer ses activités dans le cadre d’un flexi-job. L’impôt et les cotisations sociales ne sont pas dus sur le montant gagné : le salaire brut est le salaire net. Comme l’employeur verse encore les cotisations patronales (à un taux réduit de 25 %), le travailleur acquiert des droits sociaux tels que la pension, l’allocation de chômage ou les congés payés.

Pour qui ?

Le régime des flexi-jobs concerne les salariés qui travaillent au moins à quatre cinquièmes et les retraités. On remonte trois trimestres en arrière pour déterminer la situation des salariés, et à la fin du deuxième trimestre précédent pour les retraités. Les indépendants ne peuvent exercer un flexi-job.

Ne perdez pas de vue que le régime des flexi-jobs a été instauré pour l’horeca et, depuis le début de l’année 2018, pour le commerce de détail – boulangerie, boucherie, grands magasins ou salons de coiffure, par exemple. Les employeurs d’autres secteurs ne peuvent y avoir recours.

Combien puis-je gagner avec un flexi-job ?

Les revenus tirés d’un flexi-job ne sont pas plafonnés. Comme vous ne devez pas mentionner ce salaire dans votre déclaration fiscale, vous ne risquez pas de tomber dans une tranche d’imposition supérieure.

Le salaire horaire minimal d’un flexi-job est fixé à 10,08 euros. Il se compose de 9,36 euros de salaire et de 0,72 euros (7,67 %) de pécule de vacances, versé directement.

Dans l’horeca, vous avez droit, pour les prestations effectués le dimanche ou un jour férié, à une prime supplémentaire de 2 euros par heure effectivement prestée, avec un maximum de 12 euros par jour. Si vous travaillez entre minuit et cinq heures, vous avez droit à une augmentation supplémentaire de 1,2398 euros par heure travaillée.

3. Indépendant à titre complémentaire

De quoi s’agit-il ?

Être indépendant à titre complémentaire, c’est travailler à son propre compte, en plus d’un travail salarié – par exemple, après vos heures ou le weekend.

Pour qui ?

Vous pouvez devenir indépendant à titre complémentaire si vous exercez déjà une autre activité professionnelle dans les liens d’un contrat de travail, en tant que salarié, dans l’enseignement ou dans la fonction publique. Vous devez prester au moins la moitié du nombre d’heures d’un emploi à temps plein. Si vous êtes nommé dans l’enseignement, vous devez travailler au moins à 60 % d’un horaire complet.

Combien puis-je gagner en tant qu’indépendant à titre complémentaire ?

Les revenus d’un indépendant à titre complémentaire ne sont pas plafonnés. Vous déterminez vous-même vos tarifs et le temps consacré à votre activité. En revanche, vous devez vous affilier à une caisse d’assurances sociales pour indépendants et vous acquitter de cotisations sociales, calculées en fonction de vos revenus. Le débutant paie une cotisation provisoire de 20,5 % sur un salaire imposable net de 1 499,14 euros, ce qui revient à une cotisation de 79,86 euros par trimestre. La cotisation sociale définitive est calculée dès que le fisc communique ce montant à votre caisse d’assurances sociales. Si celui-ci est inférieur à 1 499,14 euros, vous ne devez pas payer de cotisations sociales.